Le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, relance une campagne de communication multilingue pour prévenir les accidents du travail, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, la Caisse nationale d’assurance maladie, l’Institut National de recherche et de sécurité et l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment.
Cette campagne de communication rappelle les principaux messages de prévention pour assurer la santé et la sécurité de tous les travailleurs.
Composée de 19 affiches, elle cible quatre risques professionnels (les travaux en hauteur ; les risques chimiques, les manutentions manuelles et l’utilisation d’équipements de travail).
Les affiches sont disponibles en 11 langues.
Il existe différents types de visites médicales du travail.
- Visite d’Information et de Prévention
Elle concerne tout salarié non exposé à des risques particuliers. Le salarié bénéficie d’un suivi individuel simple ou adapté et d’une Visite d’Information et de Prévention réalisée par un professionnel de santé.
La VIPI (Visite d’Information et de Prévention Initiale) s’effectue :
- Dans les 3 mois maximum suivant la prise de poste,
- Avant la prise de poste pour les travailleurs de nuit, de moins de 18 ans, exposés aux agents biologiques du groupe 2 et aux champs électromagnétiques.
- Les femmes enceintes ou allaitantes, les travailleurs handicapés et les titulaires d’une pension d’invalidité sont orientés vers le médecin du travail.
La Visite d’Information et de Prévention est renouvelée dans un délai maximum de 5 ans (de 3 ans pour les travailleurs de nuit, les travailleurs en situation de handicap ou d’invalidité).
- Le Suivi de Santé Individuel Renforcé
Elle concerne les postes à risques particuliers
- Travailleur exposé à l’amiante, au plomb, aux CMR (cancérogène mutagène et dangereux pour la reproduction), aux agents biologiques (groupe 3 et 4), aux rayonnements ionisants, au milieu hyperbare et au travail en hauteur pour montage et démontage d’un échafaudage.
- Travailleur affecté à un poste nécessitant des aptitudes spécifiques : CACES, habilitation électrique, jeune de moins de 18 ans et affecté à un travail interdit sans dérogation, manutention manuelle avec conditions particulières.
- Si vous faites partie de la liste des postes établis par votre employeur après avis du médecin du travail, du CSE avec une demande écrite au service de santé au travail.
Ces postes nécessitent donc un examen spécifique réalisé par le médecin du travail.
L’examen médical d’aptitude s’effectue avant l’affectation au poste avec un certificat d’aptitude. Cette visite d’aptitude sera renouvelée dans un délai maximum de 4 ans avec une visite intermédiaire dans un délai maximum de 2 ans.
Il existe d’autres types de visites avec des objectifs variés. Pour en savoir plus, contacter votre service de santé au travail.
L’arrivée de l’été et des épisodes de fortes chaleurs exposent les salariés qui travaillent à l’extérieur aux risques.
Le travail par fortes chaleurs peut constituer un risque pour la santé des salariés. Il augmente notamment le risque d’accidents du travail.
Sur son site, le ministère du travail a mis à jour l’article « Chaleur et canicule au travail : les précautions à prendre » qui rappelle les mesures de prévention à mettre en place par l’employeur, les bons gestes à adopter au travail et toutes les ressources utiles sur ce sujet.
Dans un article publié récemment intitulé Travail et fortes chaleurs, l’INRS rappelle aux entreprises leurs obligations en matière de prévention afin d’anticiper les risques liés à des vagues de chaleur récurrentes.
L’INRS rappelle les obligations de l’employeur et les mesures préventives. Il doit procéder à une évaluation des risques à intégrer dans le document unique. Il s’agit d’identifier les postes exposés aux fortes chaleurs. Mais aussi d’étudier l’influence de l’organisation du travail et de l’aménagement des locaux sur les risques encourus par les salariés.
L’INRS a édité une nouvelle brochure sur l’évaluation des risques intitulée Evaluation des risques professionnels – Aide au repérage des risques dans les PME-PMI – ED 840.
L’objectif de cette brochure est d’aider les responsables à initier de manière simple une démarche d’évaluation des risques dans leur entreprise, en les aidant à repérer les risques et en leur proposant des exemples de mesures de prévention à mettre en oeuvre.
En savoir plus : ins.fr
L’évènement aura lieu les 13 et 18 avril 2023, en collaboration de l’Opéra de Paris.
La rencontre sera découpée en deux temps forts :
- Le 13 avril 2023 matin : une réunion d’information en visio-conférence, pour les entreprises, au cours de laquelle seront notamment présentés les partenaires, ainsi que les dispositifs d’accompagnement et d’aide dédiés à l’emploi des travailleurs handicapés.
Pour s’inscrire : https://cutt.ly/d9CSDZV
- Le 18 avril 2023 matin : une rencontre employeurs/candidats au cours d’un forum pour l’emploi dans les murs de l’Opéra de Paris Bastille. Parmi les employeurs qui seront présents : l’Opéra de Paris, UGC, TF1, Théâtre National de Chaillot, AMP Visual, Cité de la Musique, Elephant et Cpie. Les inscriptions sont ouvertes pour cette rencontre.
Pour s’inscrire : https://cutt.ly/Y9CSCef
Le 03 mars 2023, la FabricA du Festival d’Avignon, accueille la 2è rencontre pour l’emploi des personnes en situation de handicap, dans la culture.
Un événement organisé par Audiens, l’Afdas, l’Agefiph, Cap Emploi, la Mission Handicap du spectacle vivant et enregistré, le Fonds de professionnalisation et de solidarité, Pôle emploi Culture-Spectacle Vaucluse, Thalie santé, en collaboration avec le Festival d’Avignon.
Conférence « Les séries et la charge mentale » organisée par la CST – 10 février de 15h30-16h30 au Pavillon Cyprès. Modératrice : Sabine Chevrier
Intervenants : Didier Carton et Ghania Tabourga – Délégués du CCHSCT cinéma et du CCHSCT Audiovisuel, Alexis Giraudeau – Régisseur général, Hervé Houssou – Directeur de production.
La 10ème édition du salon Production Forum, l’événement des professionnels des tournages, a eu lieu les 9 et 10 février 2023 au Parc floral de Paris.
Au programme de cette édition des conférences et des ateliers sur différentes thématiques dont les risques psychosociaux.
Le CCHSCT de l’Audiovisuel était présent à cet événement et a été représenté par sa conseillère en prévention des risques professionnels qui a participé à une conférence sur la thématique de la charge mentale, organisée par la CST.
Conférence « Les séries et la charge mentale »
Le sujet de la charge mentale est mis en lumière lors de cet événement à travers une table ronde consacrée à la thématique.
Ghania Tabourga, conseillère en prévention du CCHSCT de l’Audiovisuel, est intervenue lors de cette conférence intitulée « Les séries et la charge mentale ». Son intervention a porté sur les spécificités des tournages de séries ainsi que sur leurs spécificités en production exécutive.
La conférence était modérée par Sabine Chevrier. Les Délégués des CCHSCT, Didier Carton et Ghania Tabourga ; Alexis Giraudeau, Régisseur général et Hervé Houssou, Directeur de production ont échangé pour qualifier le stress professionnel, de la charge mentale au burnout, et apporter des clés pour mieux le maîtriser.
La conférence est disponible en Podcast sur le site de la CST.
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) publie en juillet 2022, une brochure sous référence « ED6481 », intitulée : « Analyser les accidents du travail et agir pour leur prévention ».
Cette brochure s’adresse aux employeurs, aux préventeurs, aux membres du CSE / CSSCT, aux représentants du personnel, mais également aux personnes désignées pour analyser un accident.
Elle a pour objectif de guider l’employeur de façon pratique tout au long des différentes étapes de la démarche d’analyse d’un accident du travail.
Le document rappelle les actions à réaliser et propose en annexe un support pratique pour le recueil immédiat des informations relatives à l’accident.
En savoir plus :
Analyser les accidents du travail et agir pour leur prévention
En période estivale, et dans l’éventualité de la survenue de vagues de chaleur et d’épisodes caniculaires, la prévention des risques liés au travail en période de fortes chaleurs doit être prise en compte dans les entreprises.
Cette année, le plan canicule 2022 est activé, pour la période allant du 1er juin au 15 septembre 2022, période de veille saisonnière, pour prévenir les effets potentiellement graves de la chaleur sur la santé.
Pour rester vigilant sur cette période, le risque lié au travail à la chaleur doit être pris en compte en amont dans l’entreprise pour agir en prévention.
En effet, les salariés qui travaillent à l’extérieur, peuvent être exposés en été à des contraintes thermiques fortes. En période de canicule, l’ensemble des travailleurs peut être concerné par ces risques.
L’exposition à de fortes chaleurs peut avoir de graves effets sur la santé des salariés et peut augmenter les risques d’accidents du travail.
Pour limiter les risques d’accidents du travail liés à cette exposition, les employeurs doivent mettre en place une série de précautions afin de protéger les salariés les plus exposés.
Sur son site le ministère en charge du travail fait le point sur les mesures à appliquer par les employeurs et les recommandations aux travailleurs en cas de forte chaleur. Chaleur et canicule au travail : les précautions à prendre – Ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion (travail-emploi.gouv.fr)
L’article publié rappelle les mesures à appliquer par les employeurs en cas de fortes chaleurs et la nécessaire évaluation des risques liés aux ambiances thermiques ainsi que la nécessité de procéder à une réévaluation quotidienne des risques encourus, en cas d’alerte « vigilance rouge ».
Il rappelle aussi les mesures de prévention à prendre allant de la fourniture d’eau potable fraîche et moyens de protection à la ventilation des espaces, en passant par l’arrêt des travaux quand les conditions le requièrent.
L’article propose également des ressources utiles telles que des modèles d’affiches destinées à l’information des travailleurs.
En savoir plus :
Le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie du Covid-19 a été mis à jour le 30 décembre 2021 pour prendre en compte l’évolution de la situation sanitaire.
Les principales évolutions de cette nouvelle version du protocole portent sur le strict respect des gestes barrières et le télétravail.
Respect du port du masque
Le port du masque doit rester systématique au sein des entreprises dans tous les lieux collectifs clos, et nécessaire en extérieur en cas de regroupement ou d’incapacité de respecter la distance de 2 m entre personnes mais également lorsqu’un arrêté préfectoral l’impose
Télétravail
Le protocole prescrit de nouvelles règles en matière de télétravail, qui sont applicables pour une durée de trois semaines à compter du 3 janvier 2022.
En effet, dans les circonstances actuelles de circulation élevée du virus et de l’apparition du variant Omicron, les employeurs ont l’obligation de fixer un nombre minimal de 3 jours de télétravail par semaine, pour les postes qui le permettent. Ce nombre peut être porté à 4 lorsque l’organisation du travail et à la situation des salariés le permettent.
La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a annoncé le dépôt d’un amendement dans le projet de loi sur le « pass vaccinal » permettant de sanctionner les entreprises récalcitrantes en matière du télétravail.
Cet amendement donnera « la possibilité pour l’inspection du travail de prononcer des sanctions financières » contre les entreprises en cas de non-respect du protocole sanitaire en particulier, de l’obligation du télétravailler quelques jours par semaine.
Par ailleurs, les réunions en audio ou en visioconférence doivent être privilégiées. Quant aux réunions qui ne peuvent se tenir en distanciel, elles doivent être organisées dans le strict respect des gestes barrières (port du masque, mesures d’aération/ventilation des locaux et règles de distanciation d’au moins 1 mètre avec masque).
En savoir plus : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-nationale-sante-securite-en-entreprise.pdf